Svizzera Questo indirizzo email è protetto dagli spambots. È necessario abilitare JavaScript per vederlo.

Seleziona la tua lingua

"Papa, qu'est ce qu'on mange ce soir ?"…" Et chez toi maman, qu'est ce qu'on mange ?"

Ces questions, je les ai entendues plusieurs fois de la bouche de mon fils, qui a maintenant 10 ans.   "A non, ça je n'aime pas, alors je vais chez maman".  "Et, achète-moi ce jouet, sinon je demanderai à maman de me l'acheter".

"En été, papa, j'aime bien venir chez toi, car il y a la piscine dans le jardin, mais en automne, je préfère regarder la télé chez maman. Mais quand la neige arrive, je viendrai chez toi papa, pour faire le bonhomme de neige dans le jardin,  mais le soir je dormirai chez maman pour jouer avec mes souris, et le matin tu viendras me chercher  pour aller skier et ensuite…"

La garde partagée, les enfants apprennent très vite à en faire leur quotidien, et à en prendre les bons côtés.

Pas si facile pour les parents de gérer cela et de résister à la tentation de l'escalade à la gâterie, au cadeau, à transformer ça maison en parque de jeux.  Pas si facile de maintenir l'autorité sur un enfant qui a en permanence une échappatoire:  "si tu veux pas je vais chez maman". Le seul moyen de faire face est tout simplement de continuer  à être parents.  Je veux dire deux parents, un père et une mère. Car finalement c'est seulement cela que l'enfant a besoin: DES parents, 2 parents, un père et une mère.  Et pour pouvoir remplir leur rôles, ils devront être solidaires, ils devront s'accorder, et être cohérent.  C'est ça l'engagement que prennent les parents devant leur enfant. 

Et peut importe si ces parents, forme d'autre part un couple conjugal ou non.  On est parent pour la vie. Par contre le couple conjugal a plus souvent  une durée de vie limitée.

Mais alors, papa et maman,  pour la garde partagée, comment on fait ?  Il y a quelqu'un qui s'y connaît, quelqu'un qui peut nous conseiller… ou on doit se débrouiller tout seul ?  Quelqu'un a déjà écrit un livre sur la garde partagée, sur les familles reconstituées, sur les relations avec la nouvelle femme de papa et le nouveau mari de maman…  non, personne ?

"Non mon fils, il n'y a personne", et c'est très dommage, parce qu'ils pourraient écrire comment c'est si beau de voir deux nouvelles familles qui ont une seconde chance de créer le bonheur, de pouvoir exprimer leur amours pour leurs enfants et leur nouveau partenaire.

Par contre je connais beaucoup de personnes qui pourront aider maman en lui expliquant comment recevoir beaucoup d'argent, en privant son enfant de son papa,  en te rendant demi-orphelin. Ils lui expliqueront comment mettre papa hors de ça propre maison et comment lui prendre plus de la moitié de son salaire, et aussi la moitié de son compte de pension, de sorte que finalement papa ne pourra même plus acheter à manger, et qu'il devra louer un appartement si petit, qu'il ne pourra même plus recevoir son fils, pour les malheureux 2 week-end qu'on lui accorde.  Ne parlons évidement pas de sa seconde chance au bonheur.  Parlons plutôt du droit de survie, ou plutôt à la condamnation définitive aux travaux forcé.  Et pour rendre la chose moins dramatique, ils finiront leur sermon par leur traditionnel slogan "dans l'intérêt de l'enfant".

L'intérêt de l'enfant, l'intérêt de l'enfant, l'intérêt de l'enfant, c'est d'avoir un père et une mère.  Et la seule chose qu'il a besoin du père et de la mère, c'est cette chose dont je n'ai jamais entendu parler chez ces personnes qui savent si bien conseiller maman.  L'amour des parents pour leur enfant, et l'amour de l'enfant pour ses parents, y-a-t-il quelque chose d'autre dont il faut parler ?  Il y-a-t il quelque chose d'autre à préserver et à protéger ? 

Lors de notre séparation, lorsque papa et maman on commencé à dormir dans des chambres séparées, chaque matin, mon fils 5 ans commençait la journée en venant ouvrir la porte de la chambre de maman et celle de papa pour vérifier que chacun était encore là.  Ensuite quand il était rassuré que personne ne manquait, la journée pouvait commencer normalement.  Il entendait bien sûr les discussions de séparation et était traumatisé que un jour l'un de ses parent pouvait disparaître. L'amour des parents pour leur enfant, et l'amour de l'enfant pour ses parents, y a-t-il quelque chose d'autre dont il faut parler ? 

Peut –être pourrait on faire une expertise pour voir si papa sais préparer à manger,  ou pourrait-on faire une expertise pour voir si la chambre du gamin est propre et rangée.  L'enfant fait-il mieux ses devoirs chez maman ou chez papa ?   Comment faire une bonne expertise.  Où sont les experts qui pourront évaluer une bonne mère ou un bon père.  Ici le papa à fait brûler la pizza surgelée, mais là, la mère a oublier les clefs de la maison… haha comment décider qui est bon ou mauvais parent, comment va-t-on décider qui va recevoir l'enfant… et tout les sous qui viennent avec lui ?

Foutaise,  scandale, non sens…

Alors c'est sûrement beaucoup mieux de demander à l'enfant: "tu préfère papa ou maman", "tu préfère papa ou maman", "tu préfère papa ou maman", "tu préfère papa ou maman",  répétez cette question 20 fois, et ensuite dite moi si vous vous sentez bien.  Le seul fait de poser cette question à un enfant est déjà inacceptable.  L'enfant souffre déjà beaucoup de la séparation de ses parents, et comme cela ne suffisait pas, on va lui poser La question, on va lui demander de choisir, de faire ce choix impossible, ce dilemme cruel.  Pourquoi ne pas lui demander plutôt de choisir entre manger ou respirer ?  Cette question est absurde, et bien sûr l'enfant répondra, comme le mien a répondu: "je veux papa et maman".

A moins que, à moins que, la psychologue repose la question sous une autre forme, en insistant, en torturant encore plus l'esprit de l'enfant: "qui te fait le mieux à manger?",   "qui te donne le plus de bisous ?", " qui te fait les plus beau cadeaux ?".  La torture est totale…  "hier papa m'a fait un beau cadeau, mais la pizza était brûlée, maman me raconte des histoires pour m'endormir, mais elle ne m'emmène jamais à la piscine.  J'aime bien ma chambre chez maman, mais chez papa il y a un beau jardin".  Alors la psychologue insiste, "ou est ta maison ?"… "Madame, j'ai deux maison, chez papa et chez maman"….  "Non mon petit, ou est ta vrais maison, ta seule et unique maison"…  "Je ne sais pas madame, je dois demander à mon papa et à ma maman"...  mais la psychologue reprends  "Et avec qui veut tu habiter ?"  Alors dans un dernier soupir, l'enfant finalement contraint à se décider, sort ça dernière sentence: "je veux habiter avec papa et maman".

C'est à peu prêt comme cela que ça c'est passé avec mon fils, ou du moins ce que mon fils m'a rapporté, vu que je ne pouvais pas assister à l'interrogatoire, interrogatoire clos entre la psychologue et mon enfant, une heure dans le secret totale.  Mais j'oubliais, la psychologue a posé une ultime question: "tu veux habiter avec papa et maman, mais dans quelle maison ?"…  l'enfant hésite, et ensuite répond à l'évidence: "dans la maison ou nous étions ensemble papa maman et moi".  Cette maison où vit actuellement la mère. 

Le rapport de la psychologue mentionnera ceci: " l'enfant désire vivre avec papa et maman dans la maison de la mère", le juge mentionnera dans la sentence "l'enfant désire vivre dans la maison de la mère"  cqfd (= ce qu'il fallait démontrer).

Foutaise,  scandale, non sens…  il faut arrêter cela.

Voici une autre anecdote, parmi tant d'autres.

Je venais chercher mon fils chez sa mère, le jeudi soir comme d'habitude.  Il était devant la télé, et me répondis "papa je ne viens pas chez toi… je ne viens plus chez toi, plus jamais… ciao".  Après quelque insistance, rien à faire, je suis obligé de rentrer à la maison seule, avec une amère sensation.  Le remord en moi, qu'ai-je fait de faux, mon fils ne m'aime plus… une demi heure plus tard le téléphone sonne, sa mère "tu viens le chercher, il veut venir chez toi maintenant" … "mais il ne voulait plus venir chez moi"… "Non, il voulait seulement voir la fin de son film".

Demander à un enfant si il veut rester chez papa ou maman, et vous recevrez seulement ce genre de réponse,  où est la télévision la plus belle, le plus beau jardin, la chambre la plus confortable, où on reçoit plus de cadeau, plus d'argent.  Et plus tard dans l'adolescence, où on peu sortir le plus tard, ou on peut faire ce que 'on veut.  L'enfant ne choisira pas ce qui est dans son intérêt, dans le sens de la traditionnel formule des juges et avocats "dans l'intérêt de l'enfant", l'enfant choisira où la vie est plus facile, plus confortable, ou il y a plus de liberté, ou on peut faire ce que l'on veut, ou l'autorité est la moins pesante.  En réalité, en parlant d'éducation, l'enfant choisira exactement le contraire de ce qui est dans son intérêt.

Foutaise,  scandale, non sens…  Le seul intérêt de l'enfant c'est d'avoir un père et une mère.

Mais à la fin qui peut nous aider à retrouver le bonheur, pour les enfants et les parents, pour les nouveaux conjoints de papa et de maman, pour les enfants des nouveaux conjoints…  il suffit de peu de chose… un peu de bon sens, la reconnaissance du droit au bonheur, la foi dans l'amour des parents et de leurs enfants, quelques simples conseilles, quelques soutiens et surtout, surtout , surtout pas des avocats et juges qui ne demandent qu'une chose: faire fonctionner leur business, créer la haine et la division pour faire durer des procédures juteuses pendant plusieurs années, des tortures psychologique pour toute la famille, qui laisseront des plaies ouvertes pour toujours, des cicatrices qui marque des vies entières.

Foutaise,  scandale, non sens…  un divorce doit être limité dans le temps et dans la dépense.

Qui n'a pas compris que l'amour a trois périodes: un début, une histoire, et une fin.  Et que toutes les trois sont belles comme le printemps, l'été et l'automne.   Bien sûr l'hiver peut être rude,  mais l'important, c'est de revoir un été.  Alors pourquoi charger des avocats et juges de prolonger l'hiver, de le rendre encore plus froid et douloureux, au point que certains ne reverront plus jamais un été.

L'amour est beau comme la vie, il a une fin,  et chaque fin laisse la place pour de nouveaux commencements.  Mon ex femme me dît: "je n'ai pas le droit de t'empêcher de connaître à nouveau le bonheur", et je lui répondis "moi non plus, je n'ai pas ce droit".  Nous avons passé de bons moments, nous avons eu une belle histoire, pourquoi détruire cela.  Nous le devons à nos enfants, de garder en vie l'histoire de leur enfance, l'histoire de leur apparition au monde, l'histoire de leurs parents qui ne finira jamais.  Nous sommes conjoints pour longtemps, nous sommes parents pour toujours.

Parents pour toujours, Parents pour toujours, Parents pour toujours, Parents pour toujours,  voilà la seule chose à comprendre dans un divorce, c'est l'engagement des parents devant leur enfant.  et cet avocat qui disait "après le divorce vous serez comme des étrangers l'un pour l'autre" et ce juge qui disait "la garde partagée cela ne fonctionne pas", comment  leur faire comprendre ?  Comment cela ne leur est pas évident "nous sommes parents pour toujours".  Et la séparation, le divorce, la vie dans différente habitations, n'y changera rien.  Voilà pourquoi, voila pourquoi il faut arrêter les expertises, les interviews, les psychologues et autres foutaises.  Rendez les enfants à leurs parents, à leur pères et mère de façon équitable.  Equitable,  voila le seule mot raisonnable et juste.  L'enfant et ses parents y ont droit, à l'équité devant l'amour parental. 

L'hébergement égalitaire ou garde partagée est déjà la règle dans de nombreux pays européens et doit absolument devenir la règle générale.  C'est le seul moyen d'arrêter les injustices et souffrance, tant pour les parents que pour les enfants.  C'est la seule façon d'arrêter les interminable procédures de divorces, entachée d'expertise et d'interview plus monstrueux les un que les autres, pour tenter d'estimer l'inestimable. Car il s'agit bien de cela, l'inestimable amour, l'indivisible amour entre parents et enfants.

Alors papa et maman, la garde partagée, comment on fait ? 

"Ne t'en fait pas mon petit, on s'en occupe !"

Un père divorcé, avec son enfant en garde partagée, remarié et heureux

Eric Rossignol, Magadino

 

Gianfranco Scardamaglia è una figura attiva nel dibattito politico del Canton Ticino e coordinatore del Movimento Papageno, impegnato nei diritti dei genitori separati e dei figli. È Consigliere Comunale a Losone e interviene regolarmente su temi di giustizia e politiche familiari.

Commenti

Newspaper

Movimento Papageno esamina l’impatto giuridico e sociale della separazione e del divorzio, con particolare attenzione al benessere dei minori e alla responsabilità genitoriale condivisa.

Forniamo documentazione e analisi per sostenere decisioni informate e un dibattito pubblico equilibrato in Ticino e in Svizzera.

Iscriviti per ricevere aggiornamenti.

Maschi avvisati mezzi sal­vati

Bene dei minori

Male dei minori

Ultimi articoli